Accueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Coucou les amis ! Reign Of Liars vient tout juste d'ouvrir ses portes, rien que pour vous ! Soyez les premiers à vous inscrire. Faites un tour chez les posts vacants et venez nous rejoindre ! Vous serez les bienvenus dans ce monde de fou !!!

Partagez | 
 

 Abercombie and Fich [Taranee-chou]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Dim 19 Oct - 0:10


Story

Deux ans plus tôt
Abercombie and Fich Paris

Matthew, les mains dans les poches, son petit pull en laine blanche entrouvert regardait d'un air purement blasé l'homme en face de lui. Le gay ventait sa beauté sans même frémir, regardant tour à tour dans les yeux l'américain et sa mère. Cette dernière buvait les paroles du français, comme s'il avait la sienne infuse. Le châtain regardait ses ongles, puis étouffa un bâillement. Sa mère lui jeta un regard noir mais son fils la rassura d'un mouvement d’œil. Il était déjà régler. Depuis l'instant même où il était entré dans la pièce, il avait capté le regard du recruteur. Mais que ce dernier ne rêve pas. Jamais il ne quitterait Philadélphia, quoi qu'on lui demande et même pour bosser avec Abercombie. Alors soit ils le prenaient aux États Unis soit ils oubliaient son visage si parfait.

L'homme se leva, un soupçon de sourire sur les lèvres. Il tendit sa main puis glissa un : " Votre fils étant mineur, nous avons besoin de votre signature en face de la sienne. Si bien sur vous acceptez, il travaillera chez vous. Je sais que la France est loin. " La France, toujours la France et Paris. Matthew préfèrait largement sa si belle ville mais il ne dit rien, se contentant de signer ce papier. Si on le voulait, pourquoi pas. Après tout, leur fringue avaient de la gueule et être mannequin faisait toujours joli lorsqu'on parlait aux filles.

Aujourd'hui,
Abercombie and Fich, magasin de Philadelphie

Si l’Apollon avait été fier quand il avait signé son premier contrat, dans des jours comme celui ci, il pleurait. Enfermé devant un centre commercial, à faire le beau gosse en jean, pectoraux et abdominaux dévoilés pour le plaisir de ses dames, sans possibilité de parler à uniquement pouvoir prendre des photos et devoir sourire aux appareils. La belle vie ? Oui, dans les textes. Il préférait largement passer son samedi aprèm midi à tirer et chasser avec Jane plutôt qu'à faire le paon devant un magasin. C'était bien dans les faits, un peu moins dans l'application.

Matthew jeta un bref coup d'oeil à l'horloge géante du centre commercial. L'aiguille des secondes semblait avancer au ralentit et lorsqu'enfin elle passa 17 heures, il ne se fit pas prier pour dégager. Enfilant une chemise, il zieuta son téléphone, envoya un message puis enfila ses écouteurs immaculés. Les mains dans les poches, il offrit un sourire à ses collèges avec de quitter le travail, bien déterminé à salir sa belle chemise de sueur et de terre (voir même d'un peu de sang). Une adolescente à peine pubère, hormone en éffervescence le pointa du doigt mais il detourna ses beaux yeux bleus comme s'il ne l'avait pas vu. S'il se mettait à signer des autographes, il en avait pour la journée et ses heures de travail lui suffisaient. Qu'est ce qu'il ne donnerait pas pour un peu de tranquillité. Il enfonça plus profondément ses mains dans ses poches après avoir changé la musique pour une autre bien plus entrainante. Il savait déjà ce qu'il allait faire à peine arrivé. Sortir le flingue de sous son lit, partir en forêt et tirer, encore et encore, jusqu'à ce qu'il touche sa cible à chaque instant. C'était un entrainement régulier qu'il se plaisait à faire. Et ensuite, Jane le complimentait encore et encore.

Mais le destin ne veut pas toujours la même chose que les humains qu'il encadre. Matthew voulait quelque chose mais il ne l'aurait pas forcément. Tant pis, chaque rencontre créer les hommes. Pourtant, il aurait pu beugler biiien d'autres noms d'oiseaux à l'inconnu qui lui était rentré dedans. Il était quand même grand, on le voyait ! Apparemment, pas assez pour le brun au physique ravageur qui l'avait percuter. Depuis quand... Que que quoi ! Qui était ce jeune homme ! Si la question traversa l'esprit du chataîn, c'était pour la simple et bonne raison qu'il refusait la concurrence. Et qu'un mini dieu comme ça, ce n'était plus de la concurrence. C'était encore pire.

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Dim 19 Oct - 22:07


Story

Taranee s’ennuyait. Les samedis n’étaient pas son fort, d‘ailleurs pas plus que les autres jours mais enfin les week-ends, il l‘avouait, c‘était encore pire. Il traînait dans le jardin envahi de hautes herbes de la maison branlante, agacé, aussi préoccupé qu‘un fauve en cage. Même l’apaisante présence de Rohan qui broutait l’herbe folle ne le distrayait pas. Il était juste ailleurs, pas dans son assiette, malmené par son esprit. Il voulait vivre là. Mais les souvenirs voulaient le harceler, aussi.
Il secoua la tête comme un chien qui s’ébroue. Ce n‘était pas sain. Il avait besoin de s’éloigner de la ruine aux planches fraîchement reclouées. Il quitta le jardin sans un regard, les poings enfoncés dans les poches de son sweater brun, traînant ses baskets dans les cailloux du chemin. Il aurait pu prendre la moto. Mais non. Il préférait être seul et pouvoir s‘entendre penser. Il n‘était que six heures du matin après tout.

La ville ouvrait seulement ses yeux. Les gens de la nuit rentraient chez eux comme une petite armée de fantômes. Le jeune homme s’ébroua une fois de plus, et fixa le ciel un instant. C‘était une météo locale, ni trop grise ni trop bleue. Ça n’avait pas beaucoup changé. Les bâtisses étaient restées là, droites et solides. Il marcha sans but pendant de longues minutes. Ses pas francs le menèrent vers le parc inchangé. Il ne jeta pas un seul regard aux arbres centenaires. Ni à l’école qui l‘avait vu évolué dix années durant. Ces lieux l’irritaient. Pourtant, c’était son propre esprit le menait sur ses pas d’enfant. Ses souvenirs l’entraînaient sur les trajets qu’il connaissait bien. Ce chemin vers l’école, combien de fois l’avait il emprunté ? Il avait oublié.
Le collège l’agaça moins. Il n’y avait, finalement, jamais mis les pieds. Ni dans le lycée. Il passa ses doigts dans ses cheveux noirs, le regard sombre, et avisa l’horloge d‘un boutique. 11h52. Magnifique. Au moins la journée passait. Il acheta un simple hot-dog au parc, et quitta la ville pour longer les champs qui, un jour, avaient été ceux de sa famille, héritage familial centenaire. Loris avait tout balayé. Certes, la police avait décidé que les biens des Thompson lui seraient restitués à sa majorité. Mais le brun n’était pas bien sûr de les vouloirs. Beaucoup de terrains avaient eux aussi été avalés par la mauvaise herbe, curieusement gris et secs, comme si la tragédie qui avait frappé sa famille avait déteint sur les champs. L’absurdité de l’idée l’énerva contre lui-même. Taranee s’énervait pas mal. Contre tout, tout le monde, et particulièrement lui. Et cette colère qu’il n’arrivait pas à réprimer le rendait encore plus furieux. À chaque fois qu’il reconnaissait les signes de cette rage sourde en lui, il devenait comme fou au fond de lui. Il s’agitait, jouait nerveusement avec ses cheveux. Présentement, il poussait les petits cailloux du chemin du bout de ses semelles. Philadelphie l’insupportait. Il s’insupportait, et ça le rendait encore plus furieux. Finalement, les dents serrées, il se blottit entre deux grands frênes au bord d‘un champ de blé qui avait repoussé seul au fil du temps et deux larmes brûlantes parvinrent à briser ses barrières. Larmes de rage et d‘impuissance. Il envoya son poing contre le tronc, sourd à la douleur du choc, et serra plus fort la mâchoire. Il était là, dans sa ville natale, il sentait la présence de son aîné partout autour, mais il n’y avait rien qu’il puisse faire. Pas seul. Et ça, ça le rendait dingue. Il refusait violemment tout ce qui était extérieur à lui, par souci de ne pas être blessé. Aimer, avoir des proches, signifiait pouvoir voir ces gens lui être arrachés ce qui engendrerait de la haine. Et ensuite la souffrance. C‘était un adage aussi vieux que le monde. L’amour n‘existait que pour apprendre aux êtres vivants à haïr. Il n’y pourrait jamais rien. Mais il avait besoin d’aide s’il voulait sa vengeance.
Il secoua son sweater, et s‘arracha à ses monologues intérieurs. Tout ça ne lui servirait à rien. Il était tard, et il fallait qu’il aille au centre ville pour se changer les idées, faire ce que tout les jeunes faisaient et qui l’attirait imperceptiblement.

Le centre commercial, lui avait beaucoup changé. L’ambiance y était plus supportable. Plus détendue en tout cas. L‘heure tournait, et il déambulait en rêvassant. Il voyait des flashs de souvenirs. Sa sœur avec son sac tout neuf. Son frère et sa nouvelle console, qu’il agitait sous son nez ennuyé. Lui, avec sa collection de livres d’herbologie. Un pâle sourire étira ses lèvres. Depuis longtemps, cette nostalgie peinée tentait de s‘exprimer. Il fredonnait très bas une musique calme et émergée de sa mémoire, des images de vitrines remplies de boules et de guirlandes lumineuses en tête. Et il était si occupé à rêver qu‘il ne vit pas l‘autre jeune homme qui marchait à son opposé. La collision failli l‘éjecter au sol. Il rectifia son équilibre par réflexe, et ouvrit la bouche pour lancer une réplique incendiaire au garçon d’en face, enregistrant que c‘était, vu l‘expression, aussi l’intention de l‘adversaire mais ne dit rien. Ni l‘autre. Le temps se figea un instant, un colère vexée palpable dans l‘air durant une fraction de secondes. Le châtain était bien plus grand que lui. Taranee capitula avec mauvaise grâce. Pas de bagarre après une semaine en ville. On faisait plus discret. Déjà que tout le monde connaissait le triste nom de sa famille ici. Un orphelin né à Philadelphie qui s‘appelle Thompson ? C’était tout vu. La directrice du lycée avait déjà tiqué. Pas de vagues. Il se redressa sagement, un air penaud sur le visage. Autant faire passer l’incident vite. "Oh je suis désolé ! Excuses moi, je ne t’avais pas vu, c’est ma faute." Taranee jeta un œil autour de lui. Évidemment, il y avait déjà deux trois personnes en train de les fixer. C‘était la seule chose qu’il ne pouvait pas s’expliquer. La foule ne le dérangeait pas, tant que personne ne faisait attention à lui. À partir de là, les choses se gâtaient. Il serra un poing dans sa manche pour calmer ses tremblements. Attendre la réaction du garçon, s’excuser une deuxième fois, puis partir poliment. Une minute maximum sauf évènement inattendu. Pas si horrible. Mais les choses allaient rarement selon son sens. Elles s’y opposaient.


Dernière édition par Taranee L. Thompson le Mar 4 Nov - 20:02, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Lun 20 Oct - 6:29


Une histoire d'égo

"Oh je suis désolé ! Excuses moi, je ne t’avais pas vu, c’est ma faute." Et d’autre. Matthew hésitait. Vraiment. Le coup aurait pu partir tellement facilement, lui refaisant la mâchoire. Ce mec était trop beau pour le laisser une seconde de plus marcher sur son territoire. Le châtain était comme un loup. Il avait sa meute, son terrain de chasse et il ne partageait pas. Il montrait les crocs plutôt que de laisser un jeune mâle traverser une fois de plus ce centre commercial. Il aurait voulu frapper, c’était certain. Mais l’attroupement qui s’était déjà former voulait tout dire. Le Clark était connu. Les filles l’avaient vu tout l’après-midi, en simple jean devant Abercombie. Il plongea le bleu de ses yeux dans le noir, dans ce puit sans fond qui ne reflétait rien. Si les billes d’onyx pouvaient être totalement expressives, elles l’étaient bien moins que les souffles de l’ange qui ouvraient le regard de Matthew.

Il lui jeta un regard noir. L’attroupement savait ce qu’il risquait de se passer et déjà une personne pianotait sur son portable. Ne voulant pas finir chez les flics pour coups et blessures, le mannequin cracha son venin. «  On dit ça. Bouge. » Son ordre claqua dans l’air et ce dernier s’électrifia comme arrêté dans sa course folle. Un soupçon de sourire naquit sur les lèvres du châtain, attendant une quelconque réaction. Il avait envie de sang. L’ennui le rendait violent. La première personne qui croisait son chemin en payerait le prix et malheureusement pour lui, le brun était sur son chemin. Alors que le chasseur allait commencer sa traque, il s’était retrouvé face à lui. Peut lui importait qu’il soit humain. Il avait du sang dans les veines et il pouvait le faire couler. Combien de fois s’était-il retrouvé sous la douche, à regarder l’écarlate se mêler à l’eau, se perdre dans le siphon. Il avait serrer ses bras, plus beau que jamais avec comme peau macabre l'hémoglobine, jamais la sienne. Le sang des autres était plus tendres, plus drôle, plus agréable à voir couler. Jane lui avait insuffler le goût de la bataille et son père avait continuer à faire grandir ce rage sourde qui grondait dans le coeur du jeune homme. Le sport n'aurait pu être une exutoire suffisante. La Traque seule lui offrait la plénitude. Tenir sous le feu de son arme une vie, devenir dieu à pouvoir l'ôter comme bon lui semblait. Il avait le contrôle, il décidait. Il était dieu, et cela, jamais personne ne pourrait le nier.

Matthew parlait peu, comme à son habitude. Si l’homme n’était pas en soit discret, c’était surtout à cause des poules qui le suivaient où qu’il se rende. En vérité, personne ne savait vraiment ce qu’il pensait. Ils n’essayaient pas de voir derrière le masque et c’était tant mieux. Être une ordure avait de quoi plaire à l’héritier Clark. Lui qui serait maitre de la Chasse quand viendrait son heure. Le petit humain devait lui ne lui faisait plus peur, lui qui traquait les Faes en compagnie d’une succube. La Lumière comme l’Ombre connaissaient la famille Clark. Né dans un moule, Matthew devenait ce qu’on attendait. Sans jamais se douter du danger de ses actions. Tout était prédestiné par des dieux supérieurs et inconnus. Il n'avait aucun contrôle sur sa vie mais se jurait le contraire. Pour lui, le monde tournait autour de sa personne. Alors que jamais il ne choisissait. On le faisait pour lui. Et le beau jeune homme attendait, son sourire haïssable toujours sur les lèvres.

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Lun 20 Oct - 19:11


Story

Il n’était pas méchant, pas par nature. Il ne l’avait jamais été. Mais s’il y avait une chose qui pouvait le faire sortir de ses gonds, c’était bien les gens suffisants. Et ce garçon qu’il avait percuté était suffisant. Plus que de raison. Son ton venimeux et son expression sûre et prétentieuse, sa tenue, tout transpirait la suffisance. Le brun étudia les alentours d’un rapide coup d’œil, et tiqua. Les gens ne pouvaient pas se mêler de leurs propres affaires ? Sa langue claqua contre son palais, discrètement. Il fixa un regard vide au châtain. Pourquoi ces choses là n’arrivaient elles qu’à lui ? Il croqua son piercing nerveusement, indécis. Dans un autre lieu, il aurait déjà envoyé son pied dans les dents de ce sale petit gosse à la vie parfaite. Mais pas dans un centre commercial, il l’avait déjà décidé, pas de vagues. Il ne voulait voir aucune curiosité, aucune pitié dans les yeux des autres. Être orphelin était déjà difficile, mais alors quand c’était du fait de votre frère, prodige de la ville, meilleur étudiant, lauréat de plusieurs concours et etc… Imaginez. Il siffla entre ses dents. C’était la plus délicate des situations vraiment.

Il leva les yeux au ciel. Après tout ça ne servait à rien de tergiverser. Son regard rencontra celui d’une bande de midinettes minaudantes. Il tourna les talons. "Comme tu voudras mon vieux. Après tout moi ce n’est pas moi qui vais mettre une heure à sortir du centre commercial à cause d‘une bandes d’idiotes. Autant te laisser tout ton temps." Les filles couinèrent, les doigts contractés sur des morceaux de papier. Mouais, peu importait qui était ce mec, il allait bien s’amuser. Il lui souhaitait bonne chance pour se dépêtrer des griffes des groupies. Il faisait bon être un inconnu ici. Il s’éloigna lentement. C’était dommage. Sa journée était monotone. Il aurait pu être avec des amis, faire des rencontres, flâner sans se préoccuper de rien. Mais personne ne le connaissait ici, et ses amis d‘enfance l’avaient sans doute oublié depuis bien longtemps. À moins qu’ils se la jouent parce qu’ils connaissaient le survivant du massacre Thompson… Ils avaient connu celui qui s‘était enfui. Taranee secoua la tête nerveusement pour la centième fois de la journée. Il tentait de chasser sa rencontre avec Loris, ces images abîmées. "Tu viendras me trouver quand ton regard sera pareil au mien. En attendant petit frère, hais moi. Hais moi aussi fort que possible. La haine sera ta force, ta seule alliée, ton amie. Pour l‘instant, tu ne m‘intéresses pas." Il serra brutalement les dents sur sa lèvre inférieure. Pourquoi ? Il ne valait pas la peine d’être assassiné lui ? Il regarda derrière lui, l’attroupement dans le centre commercial, et sa mâchoire grinça. Il aurait pu se faire des amis, et il sortait une réplique cinglante… Il franchit les portes de verre, et s‘alluma une cigarette d‘une main tremblante. Le manque était cruel. Il n’aimait avoir à le reconnaître, mais sa petite dose de la semaine il la lui fallait et ce n’était pas négociable. Il n’aurait jamais du commencer ça. Mais comment y résister ? Pourtant, ce n’était pas sa délivrance. Il avait espérer s‘oublier grâce à elle. Mais c’était une maîtresse impétueuse et cruelle. Elle ne faisait que le plonger dans ses souvenirs sanglants, ses angoisses, la solitude de son errance après la tragédie. Il se souvenait bien des corps, les dizaines de corps, partout. Il ne restait plus personne. Seulement des morts, et du sang. Trop de sang. Et il faisait beau, le soleil osait briller de tous ses feux ! Pour oublier, on repasserait…

Il soupira, joua avec la mèche tressée près de son oreille, et souffla sa fumée distraitement. Il entendait les filles couiner, et une ombre de sourire flottait sur ses lèvres. Il aurait pu aider ce type. Il avait eu l‘habitude, à Williamsport. Champion de l’État en Free Fight, et en Jumping libre… Elles le collaient comme des mouches. Mais il était habile dans l‘art de l’esquive, et aussi en blocage musculaire. Deux trois petites tapes et hop! elles se liquéfiaient sur place, incapables de bouger. Seulement les gens suffisants… Enfin bon. On ne pouvait pas savoir. Peut être aurait il le courage de parler plus gentiment au grand châtain quand il sortirait d‘ici. Il n’y avait qu’une entrée. Et pourquoi jouer les timides ? Oui. Il allait faire ça.

Skin to Bone


Dernière édition par Taranee L. Thompson le Mar 4 Nov - 20:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Lun 20 Oct - 21:04


Une histoire d'égo

Matthew entendait le bruit désagréable d'ongles longs se fermant comme des serres sur le papier. Ses oreilles se firent attentives alors qu'il aurait voulu faire taire les sons mais c'était le triste chemin d'un chasseur. "Comme tu voudras mon vieux. Après tout moi ce n’est pas moi qui vais mettre une heure à sortir du centre commercial à cause d‘une bandes d’idiotes. Autant te laisser tout ton temps." Il ne répondit pas aux paroles, laissa le brun dégager. Il y avait quelque chose. Il avait déjà vu ce visage dans des souvenirs étranges sur lesquels il n'arrivait à mettre de mot. Les dossiers secrets de son père, qu'il avait apprit par cœur. Les yeux si noirs qui devaient faire craquer toutes les filles qui passaient par là, Matthew les avait déjà vu. C'était un sentiment qui grandissait dans son ventre, faisant se retourner ses tripes sur quelque chose. Un "Déjà Vu" comme dirait les français. Le beau jeune homme réfléchit un peu plus, fixant cette démarche. Impossible de mettre de nom et pourtant, il l'avait sur le bout de la langue. Il voyait quelque chose de tragique, quelque chose de violent. Il sentait du sang, des larmes. Oui, c'était certain. Il s'était passé quelque chose. Le châtain détestait ce sentiment. Et encore plus, il détestait les filles qui lui bondir dessus dès l'instant où il se retrouva seul. Avec un sourire crispé, il signa un ou deux morceau de papier et partie sans même demander son reste. De toute façon, elles étaient bien stupides toutes. Pour le monde, son coeur était déjà prit par une plantureuse brune qui n'aurait pas détonné à ses côtés pour un shoot de photographe professionnel.

Matthew se dégagea difficilement de ses fans, de ses femmes qui le suivraient jusqu'au bout du monde. Il se savait beau, assez pour qu'elles soient à ses pieds. Il était comme ses grandes stars qu'elles adulaient et pour lesquels elles trouvaient toutes les excuses possibles et inimaginables, quelque soit l'enflure qu'elles idolâtraient, il était toujours mieux que leur petit ami. pauvres hommes. La sienne pensait comme ça ? Non. Elle n'était pas comme toutes les cruches. Même s'il ne l'aimait pas, Matthew devait au moins lui reconnaitre ça. Elle ne faisait pas de crises d'hystérie. Arrivé devant le grand magasin, il sortie une cigarette de son paquet. Son seul mauvais point, il fumait. Parfois beaucoup. Ajouter à cela un rien de drogue et vous aurez le portrait du magnifiquement populaire Matthew Clark. La drogue, c'était très très rare. Les cigarettes, bien moins. Le paquet lui faisait rarement plus de deux jours. Tant pis. Il n'allait pas en mourir tout de suite. Il pleurerait quand il serait vieux.

Son téléphone sonna et devant le visage qui s'affichait, il s'éloigna de la lumière pour que sa discussion soit bien plus discrète. Jane. Lorsqu'il avait sa tante au téléphone, Matthew se faisait toujours plus discret, retrouvant le chasseur en lui. Il tira une dernière latte sur sa cigarette avant de l'envoyer voler, qu'importe qu'elle ne soit qu'à moitié fumée. La petite lumière rouge était trop visible dans le noir. Dans un premier temps il écouta le flot ininterrompue des paroles de sa tante, les prunelles froncées et le front plié. Il réfléchie un centième de seconde, retrouvant son calme, avant de lui répondre " Vampire. Tu es sur de toi. Depuis combien de temps ne sont-ils pas venu par ici ? Je les croyais mort ses putains de russes. Vous pouvez pas me tenir au courant de temps en temps. Entre toi et mon père je croyais sincèrement en savoir un peu plus. J'suis un chasseur merde ! " Et comme tout bon chasseur, il se devait de réfléchir vite. Lorsqu'une fae vous saute dessus, cherchant la jugulaire, il vaut mieux être rapide. Les cinq sens doivent être aussi doué que ceux des créatures. Les humains n'ont normalement qu'une faible chance de survie. C'était pour cela que seuls les enfants de famille le devenait. Quelqu'un qui s'entrainait seul, sans l'aide des membres d'un clan, personne ne donnait cher de sa peau. Mais aA chasseur, chasseur et demi. Matthew n'était qu'un débutant dans la Traque.

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Lun 20 Oct - 22:39


Story

Il y avait ce qu’il disait. Il y avait ce qu’il faisait. Ne faisait pas dans la situation présente. Il avait vraiment eu l’intention de se porter à la rencontre du garçon qu’il avait violemment bousculé. Son expression quand il sorti l’arrêta. Il se méfiait des regards soucieux comme des armes. Il se dissimula, et observa le jeune homme. Ses yeux noirs suivaient le mouvement des lèvres, rapides, précis. Il n’avait pas besoin de plus pour saisir la teneur du sujet. Et le mot tournait en boucle dans sa tête. Vampire. Vampire… Loris. Pourquoi parlait il de vampire ? Fallait il vraiment qu’il se cogne directement à une personne qui connaissait les secrets de ce monde malade ? Il siffla férocement entre sa langue et ses incisives. Le soir tombait. Il pencha la tête de côté et ferma étroitement ses paupières. Il rêvait de fuir. Courir au point que son cœur explose dans sa poitrine. Son frère avait détruit sa faible fable d‘une vie normale. Il l’avait réduit au rang d‘esclave, l’esclave de sa propre colère sourde et aveugle, régie par des instincts plus bas que le noyau terrestre. Il savait bien que sa haine le boufferait un jour. Elle le consumait. Elle ravageait son corps et son âme. Elle courait dans ses veines aussi vite que l‘héroïne…

Il tiqua nerveusement, presque furieusement. Il lui fallait vraiment sa dose. Il détestait ces flashs de mémoire, mais il aimait l’effet anxiolytique de cette saleté qu’il injectait dans ses artères au moins quatre fois par mois. Oh, ça ne datait pas d’hier… Sa première injection, il l’avait choisie contrairement à beaucoup de gens. Il avait fait ça avec désespoir, un dose qui aurait pu lui être mortelle. Il avait déliré, hurlé, tout cassé dans son studio. Il avait envoyé valser les meubles, démonté la porte de sa salle de bain à grands coups de hache, vu des choses absurdes. Quand les effets s’étaient estompés… Eh bien il avait recommencé. Il avait même osé prendre de la méthamphétamine, et pas qu’un peu. Ses résultats en Free Fight s‘étaient envolés. Mais au fond, il n‘y avait rien gagné. Il enfonça ses mains dans ses poches en mordillant son piercing. Et il ouvrit des yeux immenses. Il tira sur l‘objet qu’il sentait dans sa poche, et découvrit des clés de voiture. Des clés qui n’étaient absolument pas à lui. Ses yeux bondirent sur le châtain dissimulé dans l’ombre. Est-ce que ça pourrait être les siennes ? Maserati… Hm, il était bien probable que ce soient les siennes. Taranee soupira rageusement.

Il s’approcha sans se presser. Blasé, silencieux et sans âme. Parfois, il se voyait dans un miroir et il ne voyait qu‘un garçon sans identité. Vide. Un rescapé d’une tragédie devenue légendaire, une tragédie qui inspirait les réalisateurs, dont l’essence vitale était restée sur les lieux du massacre. La nuit, de temps à autre, alors qu’il dormait dans son ancien lit, il se réveillait en sursauts. Son cœur battait ses côtes, et il entendait murmurer autour de lui. Il savait bien que le jour où il aurait sa vengeance, sa vie s’en irait aussi. Sa raison de vivre. Il se planta en silence devant le mannequin, et lui tendit ses clés, la mâchoire serrée. "Je crois que ça doit être à toi." Il eut envie de se frapper. Depuis quand sa voix était devenue aussi vide et glacée que celle de Loris ? Pourtant, son frère ne lui ressemblait en rien. Surtout pas avant le massacre. Grand, blond, les yeux aussi verts que l’herbe fraîche, souriant et brillant, il n‘avait rien en commun avec le dernier de la fratrie Thompson. Sur six, Taranee était le seul à être maussade et taciturne. Pourtant, ce n‘était pas lui qui avait assassiné plus de quarante personnes en quelques heures, au nez et à la barbe de tous, de son propre sang. Sa famille. Il se retint de siffler encore entre ses dents. Puis il posa les clés dans la main du jeune homme et s‘ébroua doucement. Il n‘aimait pas l‘ambiance qui annonçait la nuit. Il avait vraiment envie de courir comme un fou. Il frotta ses petites cicatrices blanches au coude, et se retourna. Il ne voulait peut être pas savoir pourquoi ce garçon parlait de vampires au téléphone. Ou peut être que si. "Pourquoi tu parlais de vampires ?!" Il avait fait volte face avant même de s’en être rendu compte, et cette fois, ses yeux s’animaient. Ils étincelaient de colère, de questions, d’envie de savoir. Du désir de tuer. La vie ne coulait en lui qu’à la douce pensée du cadavre de son aîné. Était ça ? Les mêmes yeux que lui ? Ce regard d’assassin, cette surface gelée qui s’enflammait à l’idée du meurtre ? Oh, comme il aurait voulu arrivé avant que ce monstre ait tué ses frères et sœurs ! Dieu comme il rêvait de la sensation de sa lame transperçant ses chairs, son cœur, son regard qui, lentement, s’éteindrait… Non, il n‘avait pas de fantasmes sexuels, jamais, oh il ne rêvait que de cette mort tant désirée et c’était bien la seule chose qui aurait pu le rendre vivant. Le désir ? Inconnu au bataillon. Et il resta là, les yeux brûlants, silencieux et immobile. Il lui fallait une réponse.

Omnos


Dernière édition par Taranee L. Thompson le Mar 4 Nov - 20:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Mar 21 Oct - 14:47


Une histoire d'égo

Le jeune homme s'était tue, écoutant la voix qui au bout du téléphone se faisait plus pressente. Il pouvait presque lire la peur dans ses intonations qu'il ne connaissait que trop bien. Que venaient faire les russes ici ? Eux si habitués à leurs froides contrées étaient de parfait étrangers à Philadelphie. Et surtout pourquoi sa tante, fière succube craignait tant que cela leur présence sur son terrain de chasse. Après tout, ils n'étaient que deux vampires. Certes, leurs dents étaient un peu longues mais ils aboyaient plus qu'ils ne mordaient. " J'arrive. Tu sais le code, passe chez moi. Il est caché entre les deux matelas. Tu me l'amène et on se rejoint à l'endroit habituel. Le beau châtain marqua une pause, mordit sa lèvre inférieure puis sa langue et lui jeta, abans de lui laisser le temps de répondre. " Et s'il te plaît Jane. Pas de conneries. Tu ne t'attaques pas à eux seule. 'Il raccrocha son téléphone, une boule de tension au ventre. Il n'avait aucune confiance en la jeune femme. Elle était aussi calme qu'un cheval en colère. L'instinct de Matthew se déclencha, un instant trop tard. Non pas un instant. Car le brun était devant lui. Il le détaille et le chasseur ne prit pas la peine de le faire. Il rangea son téléphone dans sa poche et son regard de glace se posa sur le jeune homme qui lui laissait le plus gros sentiment de déjà vu qu'il n'avait jamais ressentit.  "Je crois que ça doit être à toi." Le jeune homme regarda les clefs et dans son regard passa l’interrogation. Depuis quand le trident volait de sa poche. Mais il ne dit rien. Il n'avait pas le temps de plaquer le brun contre un mur, les muscles bandés et de lui faire comprendre ce qu'était la douleur. Et puis, Matthew l'avait dit : il ne tapait pas les humains. Il préférait réserver ses coups pour les faes.

"Pourquoi tu parlais de vampires ?!"

Les sourcils du châtain se froncèrent. Il n'avait normalement pas une seconde à perdre mais là, c'était un cas de force majeur. Depuis quand les humains étaient au courant ! Ce gamin était un chasseur ? Impossible, il connaissait toutes les familles sur le bout des doigts. Alors qui était-il ? La même question qui revenait comme une mélodie qu'on a en tête et qui ne veut nous quitter. Matthew refusait. Il voulait des questions, et immédiatement serait doux face à ce qu'il criait. Saisissant le jeune homme par le col, il le plaqua au mur. Fini du beau garçon au visage doux et au trait parfait. Apparaissait le vrai, celui qui traque durant la nuit pour mieux voir le sang couler sur son corps. " Fini les jolis mots enveloppés dans du satin ! Qui t'es !? Qu'est ce que tu viens foutre là à écouter mes discutions ! Qu'est ce que foutait mes clefs dans ta poche ?! " La poigne du chasseur s'était fait de fer, ses muscles transparaissant sous la chemise. Alors qu'il était d'un beauté de mannequin tout à l'heure, il faisait presque peur avec son visage aussi froid que la glace qui noyait ses prunelles. Le brun avait intérêt de répondre. Matthew n'était pas connu pour sa patience.

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Mar 21 Oct - 23:04


Story

Il l’avait vu tout de suite. Aux regard du châtain, il avait su que ça allait faire mal. Mais qui était il pour s’en formaliser ? Oh il était un être comme les autres, capable de souffrance et de soucis, cependant il ne considérait pas avoir présentement un quelconque souci. Face au reste franchement… C’est pour cela qu’il n’opposa aucune résistance quand il se retrouva férocement plaqué au mur, à l’abri des regards. Il n’esquissa même pas une grimace. Seulement un petit rictus triste. Il vint prendre le poing serré sur ses vêtements entre ses doigts, y appliqua une pression légère au point d’acuponction et lui éloigna la main doucement."Premièrement… Tu poses trop de questions. Deuxièmement, je t‘aurais répondu sans que tu aies besoin de sortir ainsi de tes gonds. On ne t’as jamais dit qu’il ne faut jamais perdre son self-control ?" Il soupira. Il hésitait. Il allait lui répondre. Mais il se demandait vraiment quel genre d’homme pouvait s’énerver si vite. Pourtant il n’avait pas l’air de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il fait. Pas du tout même. Taranee arrangea son col et le devant du tissu gris fané et fourra ses mains dans ses poches en mâchant sa langue. Il ne se sentait pas obligé de répondre. Mais il n‘y couperai jamais alors pourquoi faire traîner ?

Il fit glisser entre ses dents et planta ses yeux vidés dans le bleu furieux qui leur faisait face. Ce garçon savait impressionner. Malheureusement pour lui, il ne tombait pas sur la bonne personne. Taranee n’avait pas peur de beaucoup de choses. De ne pas arriver à tuer son frère, que quelqu’un d’autre le fasse avant lui. D’être tué avant son frère. De faire face au passé pour de bon. De la compagnie humaine qui lui rappelait la chaleur de sa famille. Et de se retrouver réellement seul, sans même un animal. Du néant. mais pas des gros bras qui pouvaient vraiment le blesser physiquement. Il ne les cherchait jamais délibérément il n’était pas suicidaire, mais il n’en avait pas réellement peur, seulement il les respectait. C’était les faes de l’ombre qu’il ne respectait pas. Ah voilà une chose qu’il craignait par-dessus tout, le noir. Et son frère. Il avait peur de son aîné plus que tout au monde. "Tss. Pour ta gouverne, j’ignore ce que tes clés fichent dans ma poche. Ce genre de trucs m‘arrive tout le temps, et je ne sais pas pourquoi. Ça te plait pas ? C’est pareil. C’est comme ça." Il regarda distraitement le ciel qui s’assombrissait peu à peu. La nuit. Dieu, comme il avait peur de la nuit. Il avait passé les heures les plus éprouvantes de sa vie après sa fuite, dans les bois nocturnes, seul avec pour unique compagnie les bruits inquiétants des animaux sauvages.  Il s’ébroua. Il détestait ce tic, mais bon, il faisait avec. "Ensuite, j‘écoutais pas ta discussion. Je voulais juste m’excuser encore une fois. Et pis j’avoue, je t’ai vu au téléphone et je voulais que tu raccroches pour m’approcher et j’ai lu sur tes lèvres. Juste parce que je suis un sale curieux OK ?" Sa dernière réponse resta suspendue dans l’air. Il n’aimait pas le visage des gens après. Tout le monde connaissait son histoire. Il y avait des films, des documentaires, des enquêtes sans issue pour tenter de démasquer le meurtrier. Et lui, il était porté disparu les premiers mois. Son nom avait barbouillé les journaux quand il avait été arrêté à Williamsport, et s’en était fini de sa paix. Taranee Thompson. Taranee l’orphelin aux souvenirs sanglants. Taranee qui prétendait ne pas avoir vu l’assassin, et qui ne lâchait rien malgré les années. Il haïssait son nom aussi fort que le reste. "Et… Moi j’m’appelle Taranee, Taranee Thompson."

Il écouta le vent. Puis il eut un sursaut, et repoussa férocement le grand châtain, combattant les larmes de toutes ses forces. Finalement, il n’aurait peut être pas dû revenir à Philadelphie, il aurait dû se faire lobotomiser, fuir loin de ce passé taché de sang et de cris. Il se souvenait des sourires d’Amely. Il eut envie de planter le jeune homme là. Ses dents trop serrées lui faisaient mal. Parfois il aurait voulu ne pas être humain, avoir aussi peu de préoccupations qu’une anémone de mer où un simple nuage. Être une étoile brillant au loin, comme les siens.  Mais il était humain. Il vivait. Il avait cette faiblesse, comme tout le monde, d’avoir des émotions. Philadelphie réécrivait déjà ses repères, et il se retrouvait déchiré entre son ego, qu’il appelait égoïstement ‘son honneur’ et son moi propre qui lui criait de laisser tomber et de sortir de sa coquille pour vivre vraiment. Mais rien ne l’incitait à quitter la ville pour chercher un sens différent à sa vie. Taranee, Thompson. Quelque part, dans les dossiers des faes, devait figurer un nom similaire. Loris, Thompson.  Né,s à Philadelphie. Sa vie lui appartenait, tout comme il lui appartenait en retour. Il ferma les yeux et tenta de ne pas entendre la respiration rageuse du châtain. Les prairies d’or d’été, paisibles. Ah ça ne durait jamais. Sous ses paupières closes, une vague rouge se souleva, avança, englouti les champs. Et malheureusement, il explosa. "Mais de toute façon… Qu’est-ce que ça peut bien te faire hein pourquoi je t’espionnais ?! C’est mes oignons tu vois." Aïe. Pourquoi mordait il ainsi ? Il allait s’en prendre une, sans doute. M’enfin tant pis il le cherchait. Il haïssait sa vie. Et la vie le lui rendait bien, pauvre clown qu’il était. Un clown triste. Rien de plus. Pauvre jeune mannequin. Il devait être en colère maintenant. Normal.

Rien de ce que j’ai vécu


Dernière édition par Taranee L. Thompson le Mar 4 Nov - 20:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Sam 25 Oct - 22:36


Une histoire d'égo

Alors que Mathieu avait lâché le col du jeune homme, se plongeant dans ses yeux vides à la fois si beau et si tristes, vide de toute émotion, il chercha. Il ne se perdait pas. Jamais le jeune homme ne perdait le contrôle. Et pourtant, il ne pouvait ôter son regard, il ne pouvait le lâcher. Il eut peur l'espace d'un instant. Un sombre sentiment qui envahit ses entrailles, lui brillant le ventre, lui arrachant ses tripes pour les laisser sur le bord du chemin. Mais le chasseur ne montrait rien. Comme un homme qui avait depuis longtemps perdu cette peur propre aux hommes. "Premièrement… Tu poses trop de questions. Deuxièmement, je t‘aurais répondu sans que tu aies besoin de sortir ainsi de tes gonds. On ne t’as jamais dit qu’il ne faut jamais perdre son self-control ?" Un petit sourire étira les lèvres du châtain. Qui était en position de dire cela à l'autre. Certainement pas le gamin. Et pourtant Il n'allait pas frapper. Non, ce serait bien trop facile à offrir. Son regard se fit moins noir alors qu'une moue blasée naissait sur ses lèvres. Il n'avait pas que ça à faire.

"Tss. Pour ta gouverne, j’ignore ce que tes clés fichent dans ma poche. Ce genre de trucs m‘arrive tout le temps, et je ne sais pas pourquoi. Ça te plait pas ? C’est pareil. C’est comme ça." Le visage du chasseur, alors que tout prévoyait qu'il allait devenir grave, presque mortel pour quiconque se serait trouvé sur son chemin ne bougea pas. Il n'avait pas que cela à faire de s'occuper d'un idiot qui cherchait le conflit. S'il aurait bien joué des poings, il le faisait rarement de ses semblables. Les humains ne méritaient pas les coups. Les Faes seules, engeance bâtarde des lupins.  "Ensuite, j‘écoutais pas ta discussion. Je voulais juste m’excuser encore une fois. Et pis j’avoue, je t’ai vu au téléphone et je voulais que tu raccroches pour m’approcher et j’ai lu sur tes lèvres. Juste parce que je suis un sale curieux OK ?" Mouais, on dit ça. Matthew se taisait, écoutant cet homme qui n'arrêtait pas ses paroles, qui n'arrêtait de déblatérer des stupidités. " Des fois être discret est légèrement mieux... marmonna-t-il dans sa barbe, se foutant totalement de savoir si le brun l'avait entendu ou non. Il se tâtait pour dégager, serrant fermement son téléphone dans sa main, à en faire exploser l'écran. Jane avait besoin de lui. Connaissant à quel point sa tante était impétueuse,  elle allait bondir toute seule dans les bras des russes s'il ne se bougeait pas un minimum le cul. Et il n'allait pas sacrifier la seule personne qui avait de l'importance à ses yeux pour un simple inconnu. "Et… Moi j’m’appelle Taranee, Taranee Thompson." Non... le mouvement de départ qu'avait entamé Matthew se bloqua net. Impossible.

"Mais de toute façon… Qu’est-ce que ça peut bien te faire hein pourquoi je t’espionnais ?! C’est mes oignons tu vois." Et là, le jeune homme ouvrit de grands yeux étonnés. Taranee Thompson. Le retour de l’orphelin macabre et seulement quelques temps après, l'arrivée des vampires russes ? Il ne pouvait n'y avoir aucune conséquence. C'était tout bonnement impossible. Ce gamine attirait les problèmes comme un aimant le métal. Les Chasseurs n'étaient pas aussi idiots que les humains normaux. Ils avaient bien vu que c'était un vampire qui avait commis ce crime. L'arrivée du Thompson avait l'air de coïncider foncièrement avec celle des russes  " Tu parlais de vampires... Tu es revenu ici quand ! " Si sa tante mourait à cause de la présence de Taranee à Philadelphie, le brun en payerait le prix. Et son sang lui ferait la plus belle oraison macabre

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Lun 27 Oct - 17:59


Story

Il ne voulait pas savoir ce que le jeune homme aurait comme réaction. Il ne voulait voir aucune émotion sur son visage, dan ses gestes ou encore des paroles. Mais c'était impossible. Il était Taranee, le seul survivant, l'unique Thompson encore en vie pour de bon. Le fils de riches agriculteurs de la région massacrés comme du bétail sans que personne ne soit jamais accusé ni arrêté. Oh il y avait eu des soupçons, mais l'affaire avait fini par être laissée pour compte. Et lui aussi. Il en aurait sauté de joie. Mais il restait quand même lui, le rescapé du massacre, un peu soupçonné même s'il était très improbable qu'un enfant de dix ans pesant trente kilos ait exterminé sa famille avec une hache de cinquante pounds. Il soupira et ébouriffa ses cheveux. Son visage se crispa. C'était un fait rare.

Il regarda ses pieds un instant, puis mordit sa langue. Il était évident que l'autre ne lui posait pas cette question sans reproche. Il avait une petite idée de ce qu'on lui reprochait, d'ailleurs. Il attirait toujours les problèmes. Et puis il était surveillé. Loris savait parfaitement que son frère lui vouait une haine dévorante paradoxée par son immense désir d'oublier sa vie entière. Et Loris était aimé par ses confrères de l'ombre. Ce n'était pas un vampire irréfléchi. Il n'était pas très haut placé, non, mais il n'en avait pas vraiment besoin pour être bien intégré. Pas né vampire, pas méprisé pour autant. Après tout, son coup d'éclat avait fait grand bruit. Assassiner plus de quarante personnes en une heure, sa propre famille ! Taranee en souffrait. Ce n'était pas un secret. Il se savait pathétique, tout le monde le savait, et pourtant personne n'acceptait qu'il parte. De le laisser partir. Il rêvait de s'endormir, pour de bon, tranquillement, et de se laisser porter par les vents jusqu'aux lands sauvages qui avaient vu naître ses ancêtres, là bas, dans les montagnes du Wild. Il ricana méchamment. "Et qu'est-ce que ça peut bien te faire je t'ai dis ? Tes soucis sont pas les miens mon vieux. Je suis en ville, et je ne partirai que quand j'en aurais pris la décision. Quinze ans si ça me chante ! C'est clair ? Je te connais pas, tu me connais pas, chacun s'occupe de ses affaires ! Et tu vas changer de ton ! Je ne suis pas ton larbin ou un imbécile que tu effraies ! Quand à tes réflexions sur la discrétions gardes les pour toi ! Je sais l'être quand il le faut ! Sinon tu aurais su avant que j'étais en ville ! Alors fermes là ! Tu crois être qui pour me traiter ainsi ?!" Il repoussa le châtain à un mètre de lui, et se glissa hors d'atteinte, furieux et les yeux brillants de larmes contenues. Les émotions lui faisaient cet effet. Il se refusait humain, alors qu'il l'était excessivement. Jamais il ne pourrait pardonner. Jamais il ne pourrait à nouveau aimer. Il n'avait pas d'amis, il éloignait les gens, il se barricadait et les blessait volontairement pour les chasser hors de son périmètre. Physiques ou non, ses relations le laissaient de marbre. Il s'abandonnait aux bras des gens qui lui faisaient des avances, puis il se cachait dans ses vêtements, s'enfuyait silencieusement et allait maudire son existence dans un coin. Seules les drogues savaient l'endormir. Il y avait des héroïnomanes, des adeptes du Crystal, ceux qui aimaient le terrible enfant LSD. Il se contentait de ces substances. Mais il aurait pu tuer pour sa dose de morphine. Et puis ce type commençait à l’énerver sérieusement.

Il tira sur ses mèches noires, et jeta une regard noir à une jeune femme qui lui faisait de l’œil. Les vampires... Pourquoi ces créatures avaient elles envahi sa vie ? Les faes, il les haïssait. La plupart ne lui avaient rien fait, mais il n'y pouvait rien. Ces choses étaient maudites, se permettaient de maudire des humains, et encore il aurait fallu les accepter ? C'était impossible. Il regarda le ciel sombre, et jura férocement. Maudite soit cette ville entière. Loris mourrait. Ensuite...

Timbers & Wind


Dernière édition par Taranee L. Thompson le Mar 4 Nov - 20:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Mar 28 Oct - 22:05


Une histoire d'égo

Matthew écouta le laïus du brun,  le visage fermé. Que pouvait-il en avoir à faire. Lui il voulait simplement des réponses. Que son rival rêve d'autre chose, de paix et de tranquillité, c'était son problème. En aucun cas le sien. Par contre, que sa présence rende dangereuse la vie de sa tante, là, il avait un peu plus de mal. Alors il avait intérêt de répondre à ses questions. Une fois de plus Matthew se maudit de ne pas avoir toujours son revolver sur lui. Mais il savait bien qu'il ne pouvait le garder. Il fallait éviter les questions, éviter les problèmes. Car si on le trouvait avec une arme, ce qui ne manquerait pas d'arriver, il était bon pour la prison. Le port d'arme n'était pas permis dans cet état qu'était le leur. Les autres mannequins, pour la majorité homosexuels, n'avaient pas appréciés qu'il dise non à leurs avances répétées. Alors ce qui pouvait faire plonger le beau jeune homme, ils étaient loin de cracher dessus.

Matthew poussa un profond soupire. Son regard n'exprimait même pas l'énervement qui aurait dû le consumer. Non. Il était... Blasé. Simplement blasé. Mais comme toute émotion humaine, c'était loin d'être simple. Il y avait toujours, caché au plus profond, quelque chose que la rendait... Difficile. Différente pour chacun alors qu'il n'y avait qu'un seul et même mot pour les définir. Le trop plein d'émotion se eurtait à la faiblesse de l'anglais. Même le français, dans toute la beauté de cette langue et sa force, n'avait pas assez d'expression pour décrire le coeur. L'amour par exemple. Matthew n'éprouvait pas le même pour sa tante, ses parents ou les femmes qui passaient sans son lit. Et pourtant, c'était toujours le même terme qui était employé. " Je m'en fou que tu sois discret ou non. Toujours est-il que là, tu ne l'as pas été. Mais c'est pas ça le problème. Si ses putains de vampires savent que tu es là, ils sont revenu pour toi ! Et il est hors de question que TA présence mette MA famille en danger. " La voix avait claqué dans l'air, comme un fouet, pleine de faux sous entendus. C'était sans appel, glacial, comme l'esprit du chasseur. Matthew était devenu un homme dans le sang mais n'aimait-il pas cela rentré couvert de sang et regarder ce dernier se mêler à l'eau pendant qu'ils disparaissaient dans le syphon de la douche. Mais il était près à la faire de nouveau. Pourtant, il ne frapperait pas sur celui devant lui. C'était un humain. Mais Matthew voyait le temps défiler en se rendant contre que ce dernier pressait. Son téléphone vibra dans sa poche, une fois, puis deux avant de définitivement se taire. L'impatience se lut dans ses yeux, puis sur une veine qui palpita à son front. Dépêche toi de partir Taranee. Car les promesses du chasseurs ne pouvaient être que mensonges.

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone


Dernière édition par Matthew L. Clark le Mar 4 Nov - 19:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Jeu 30 Oct - 18:10


Story

Le vent battait ses cheveux avec force. La place était agitée, et malgré tout, il lui semblait ne rien entendre. Il avait la tête qui bourdonnait, à la limite de l'évanouissement. Tout tournoyait. Pendant quelques secondes, il ne pensa à rien. Il ferma les yeux, et laissa le sang envahir son âme. Il voulait juste avoir la paix, et puis juste..

Taranee sursauta au son de la voix et se retourna rageusement. On avait sans doute pas souvent ce qu'on voulait, hn ? Le châtain avait comblé la distance qu'il avait mise entre eux. Il plissa les yeux, et vit passer un éclair rouge devant ses rétines alors que sa paume s'abattait férocement sur le visage du jeune mannequin impatient. Pour Taranee, es conséquences importaient peu. Il était prêt à être laminé. Il avait peur de la douleur et des coups, mais il n'était pas en état de réfléchir assez loin et assez vite pour retenir son impulsivité. Il respirait fort, avec comme le bruit d'une déchirure dans sa poitrine et un étrange sifflement de gorge. Un souvenir de sa courte errance dans l'obscurité. Il voyait la buée qu'il exhalait dans la fraîcheur de cette fin d'après midi de Pennsylvanie. Les secondes s'étiraient, infiniment, et il voyait les gens se figer à ses côtés alors que son monde tournoyait vertigineusement. La peur envahissait son sang, sans pourtant marquer son empreinte sur ses traits au regard luisant. Ce type essayait de lui soutirer une réponse qui appartenait à sa vie personnelle bon sang, il ne le comprenait pas ça ? "Vas au diable ! Protèges ta famille tout seul, et fiches moi la paix !" siffla-t-il. Ses dents ne s'étaient même pas desserrées. Il frissonna. Il allait peut être s'en prendre une, ou bien l'autre allait juste ne pas réagir et l'énerver encore plus, mais au fond pourquoi s'en soucier ? Il ne savait rien ! Rien du tout ! Et il ne saurait rien de plus que ce qu'il savait déjà. Personne ne lui faisait dire ce qu'il n'avait pas décidé de dire, il fallait bien s'y résoudre quand on avait affaire à lui.

Gone


(sorry it's sooo much short ! :/)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Mar 4 Nov - 22:42


Une histoire d'égo

La gifle cueillit la joue de Matthew comme un éclair de feu. Impossible. Cette ordure n’avait pas osé ! Porter la main sur lui était créateur de mort. Comme si Thompson ne pouvait le savoir lui qui l’avait pourtant connu de si près. Le châtain ferma son visage encore plus, avec une moue de dégout pur. L’autre l’avait frappé… Et pourtant, le mannequin ne voulait pas tuer. Non. Par contre, il pouvait largement se servir du jeune homme pour retrouver ses vampires qui en avaient après sa tante. Son téléphone vibra mais il l’était d’un simple glissement de doigt. Oui. Maintenant qu’il avait trouvé ce qu’il lui restait à faire, Matthew allait être dangereusement aimable. L’Appolon ne l’était pas sans raison mais de cela, Taranee ne pouvait avoir conscience. Après tout, ils ne s’étaient jamais rencontrer du temps de leur enfance.

"Vas au diable ! Protèges ta famille tout seul, et fiches moi la paix !" Un petit rire s’échappa des lèvres du Chasseur. « Le diable ? Mais je le connais déjà, tout comme toi après tout. Je ne vais pas être violent promis. Mais tu vas m’aider. Après tout, tu es un parfait appas et c’est surement pour toi qu’ils sont là. Un aimant à problème ne peut qu’être utile à un chasseur. » Les lèvres de Matthew s’étaient retroussés sur un sourire qui était tout sauf agréable. Digne d’un film d’horreur, dans les moments terribles où le bourreau croise enfin le regard de sa victime avant de la planter. Mais ils n’étaient pas dans un film. C’était la pure vérité qui venait leur éclater à la gueule avec la force d’une bombe H.

Qu’il le veuille ou non, Taranne serait le meilleur des appâts. Mais avant toute chose, Matthew devait sauver sa famille. Si Jane avait arrêté de l’appeler, elle devait surement avoir voulu attaquer. Pourquoi cette idiote agissait seule contre son propre peuple ? Le châtain le savait mais refusait de le voir. Elle avait été humaine et le restait. Concernant sa tante, ce n’était pas très grave. Non. Là où le problème commençait, c’était lorsque l’on considérait les autres faes. Eux aussi avaient pour certain été humain alors les tuer comme le chasseur qu’il était devenait un véritable meurtre et non une aide pour l’humanité. Matthew grogna intérieurement contre son cerveau. Il allait trop loin dans ses pensées et c’était loin d’être bon pour lui. Trop ce remettre en question faisait se foutre des balles dans le crâne à tous les chasseurs qu’ils avaient connu ou que son père lui avait cité. Incollable sur l’histoire, le mannequin en devenait l’un des meilleurs de sa génération. Et on lui avait bien dit. Ne jamais trop réfléchir leur de la chasse et ne jamais éprouver d’empathie pour ses proies. Car dès qu’on commence à les considérer comme des humains et non comme des animaux, c’est trop tard pour votre santé mentale. Matthew était trop jeune pour déjà vouloir mettre fin à la Chasse. Et il en jouait.


_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Night Shadow »
avatar
Avatar : Xavier Dolan

Couleur : #cc3300


Copyright : Tumblr

Citation : If you want to kill me some day, fill your heart with resentment ! Hate me ! Save your life loosely. Hang on to life. And when you'll have the same eyes as mine, come to me !

Pensées : 37

À Philadelphia depuis : 18/10/2014


MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Mer 5 Nov - 1:22


Story

Il soupira. Ce type... Sérieusement ? C'était presque digne d'un sourire, mais pas encore tout a fait. Il voyait bien qu'il avait agacé. Pourtant pas assez encore. Il n'était pour l'instant qu'habité par une envie féroce de le plaquer au sol pour lui arracher la tête, mais il pouvait l'aider. Faire l'appât ? C'était dans ses cordes. Bien au delà de "dans ses cordes même". Ça pouvait être ennuyeux à mourir. Et ça pouvait aussi lui coûter la vie s'il montrait trop d'assurance... Il se souvenait bien, des années plus tôt, de la première fois qu'il s'était trouvé nez à nez avec un vampire, après le massacre. Les vampires, les 'vrais', l'avaient bien remarqué eux. Et celui là, un grand roux effrayant, avait bien faillit le tuer. Seul la chance lui avait valu de survivre. Rohan, terrifié, avait fait un bruit étrange et le temps que le monstre relève la temps pour localiser l'origine du son, Taranee avait filé le plus loin possible. Il n'avait plus jamais surestimé ses capacités.

Il leva les yeux aux ciels, et les paumes vers le ciel en signe de résignation. C'était comme ça. N'est-ce pas ? Il n'avait pas son mot à dire. Surtout alors que l'empreinte nette et fine de ses doigts rougissait sur la joue de l'autre garçon. Il avait peut être claqué un peu fort là... "Comme tu voudras mon grand. Moi ça ne me gênes pas, si y a que ça pour te rendre service... Et pis le diable... Franchement, tout ça, c'est débile. Y a pas d'enfer." Ni de paradis. Pour lui, il n'y avait que le monde présent, pas d'avant ce monde, pas d'après. La vie, une seule. Qu'on passait à purger ses propres peines, des punitions qu'on s'infligeait soit même, parce que l'humain ne sait que s'apitoyer, souffrir et blesser. Il ne se sentait pas coupable d'être humain. Il n'était pas comme ces gens qui disaient qu'ils auraient mieux fait de naître animaux, comme s'ils savaient réellement ce qu'est la vie d'une bête. Non, il savait ce qu'il était, et il l'assumait tristement. Comme le pauvre pantin dépourvu de vie qu'il était. Si sa pantomime pouvait servir à quelque chose, alors pourquoi refuser ?

Il enfonça ses poings dans ses manches, et les porta en poings serrés vers sa bouche. Il souffla dessus pour se réchauffer, et glissa ses yeux vers le châtain. "Tu voudrais que je fasse quoi ?" C'est vrai, il pouvait pas deviner. Il n'était qu'un garçon lambda. Bon, avec un nom de famille marqué au fer rouge dans l'esprit et la mémoire des citoyens de Philadelphie, mais lui il s'en foutait de ça. Il ne se construisait pas sur son nom. Il voulait venger les siens, certes, et sans doute se tuer ensuite, mais sa solitude ne l'avait pas vraiment changé. Seulement conforté dans sa personnalité déjà glaciale et égocentrique. Les autres pouvaient bien se débrouiller seuls, si ça ne lui apportait rien. Là, ça pouvait lui rapporter. Donc il acceptait. Puis ça l'occuperait. Et ce type était cool, d'un certaine manière. Un peu comme lui. Maître de lui même, s'interdisant d'être trop vivant aux yeux des autres. Ils étaient peut être fait pour coopérer un court moment. Il n'y a pas de rencontres hasardeuse, pas vrai ?

World so Cold
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Serial Fucker »
avatar
Avatar : Colton Haynes

Couleur : #009966


Copyright : *

Citation : "J'ai voulu me débarasser des poids morts de ma vie. Tu en fais partie"

Pensées : 95

À Philadelphia depuis : 18/09/2014


Want to know everythings
Age du personnage: 17 ans
Surnom: Math, King, Serial fucker
Race: Humain

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   Ven 7 Nov - 8:52


Une histoire d'égo

Matthew emit un glapissement de renard lorsqu'il entendit la réponse du brun. S'il savait. Si seulement il savait. Dieu, diable. Avec les Faes ont pouvait s'attendre à tout. Après les cours d'histoire qu'il avait subit enfant, écoutant à la fois l'histoire de L'Amérique et en même temps, la version explicative de l'histoire faes. Ses petits monstres expliquaient tout. Le châtain plisa le coin de sa lèvre droite en un sourire mauvais. Lorsqu'il était en chasse, le mannequin n'en était plus un. Bien plus félin, un rien moins masculin et se savait irrésistible dans les deux cas. Ses yeux si bleus se posèrent dans ceux du brun. Tant de noirceur et l'iris n'en était pas l'unique coupable. Il avait dans ses yeux quelque chose de merveilleux sur la force du malheur que peuvent vivre les humains. On les regardait avec une envie d'assouvir une pulsion sadique, de voir que le monde s'approchait petit à petit de l'enfer.

Quoi faire ? Bonne question. Matthew ne le savait pas lui même. Pour l'instant, il n'avait pas besoin de lui. Il devait s'en débarrasser et retrouver sa tante. Le sort de Taranee lui était pour l'instant aussi important que sa première paire de chaussettes. Lui dire clairement ? Non, c'était une très mauvaise idée. Mais après tout, le jeune homme devait encore être au lycée et même s'il ne l'était pas, Matthew avait déjà chassé dans sa maison. Les restes de cette dernière attiraient les Banshees comme des mouches et Jane avait voulu lui montrer le bonheur que devenait la torture de ses femmes si tendres et si pleines se caractères. Pour l'instant rien si ce n'est dégager de mon chemin. Je saurais comment te contacter.

Sur ses belles paroles, le châtain ne lui adressa pourtant pas un sourire avec de taper le numéro de sa tante une dernière fois. Tombant toujours sur sa messagerie, son visage se fit encore plus dur et il rangea l'Iphone dans sa poche avant de dire au revoir au brun d'un simple signe de tête. Si Matthew souriait beaucoup au lycée, qu'il était sociable, lorsqu'il revêtait le masque du chasseur, il me l'était plus du tout et son visage grave accompagnait sa route qu'il soit en compagnie de Jane ou tout seul. Après tout, la belle était de l'Ombre. Quelle trahisse son peuple était normal. Tant qu'ils ne le savaient pas.

Spoiler:
 

_________________

Matthew Clark
La luxure n'est que le doux commencement d'une promesse aphone
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« »
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Abercombie and Fich [Taranee-chou]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Abercombie and Fich [Taranee-chou]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Soirée arrosée [Gaby Chou <3]
» « chou hibou genou caillou. »
» Un petit bisou mon chou?
» L'anniversaire de mon choupinet chou sans qui je ne seris rien ♥.♥ ! ♥
» Coucou mon chou, j'ai besoin d'un bouche-trou [Victor & Clara]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Reign of Liars :: Philadelphia City :: North :: Shopping Center-